Editions Atlas améliore son ciblage clients
Editions Atlas gère son risque client par la connaissance
Le spécialiste des collections avec test gratuit
sans engagement devait réduire son risque d'impayé et améliorer le
ciblage de ses opérations marketing. Son succès repose sur la
connaissance client.
Editions Atlas est un groupe générant 400 millions d'euros de chiffre
d'affaires en Europe. Son activité traditionnelle (aujourd'hui 37% du
CA) concerne les collections de beaux livres ou objets (comme des
modèles réduits de voitures). Or cette activité repose sur un modèle
d'envoi du produit avant paiement par le client. Pour inciter à
acquérir, progressivement, toute la collection, les premiers envois
sont, de plus, peu onéreux. Il s'agissait donc d'optimiser le ciblage
des opérations promotionnelles et, ensuite, d'éviter les impayés.
L'entreprise
ne pratique que via la vente directe en maîtrisant totalement sa chaîne
commerciale, de la promotion à l'expédition. Elle possède donc en
interne toutes les informations sur ses clients et leurs actions. Malgré
tout, comme le signale Cyprien Rouits, responsable du pôle décisionnel
de Editions Atlas, « il peut y avoir jusqu'à 15% d'impayés ». Il fallait
donc d'une part mieux cibler la promotion des collections en fonction
du potentiel commercial, d'autre part éviter les clients risquant de ne
pas régler leurs commandes. La connaissance client devait donc
déboucher, pour commencer, sur le très classique pilotage de l'activité
mais aussi sur le scoring client en combinant et enrichissant les
informations détenues, sur l'analyse de l'activité et sur
l'automatisation maximale des procédures pour éviter un coût trop
important.
Eviter la fraude et les impayés
L'amélioration
du ciblage repose sur un premier scoring. « Tous les jours, la
segmentation et le scoring de chaque client sont mis à jour
automatiquement pour améliorer le ciblage des envois » précise Cyprien
Rouits. Un autre score calculé pour chaque client permet de prédire le
risque d'impayé. En effet, lorsque le client reçoit un objet, il peut
décider soit de le renvoyer, soit de le garder et de le payer, soit de
le garder mais sans le payer. Ce dernier cas doit donc être évité Un
score est donc calculé chaque jour. Pour une collection donnée, une
limite de risque va être définie. Si le score indique un risque plus
élevé, l'envoi ne sera pas réalisé. S'il est inférieur, l'envoi sera au
contraire réalisé. Il peut aussi y avoir une situation intermédiaire
avec proposition de paiement à la commande.
La connaissance
client permet aussi de limiter la fraude sur des collections à forte
valeur pour les collectionneurs, par exemple certaines séries de modèles
réduits de voitures comme les Dinky Toys. Une fraude classique réside
dans la multiplication des commandes sous des noms différents mais des
lieux de livraison proches. Les données INSEE disponibles en open-data
sont recoupées avec les adresses du fichier clients pour localiser
précisément chaque adresse. S'il y a un nombre anormalement élevé de
commandes sur une zone géographique réduite, le système va alerter les
responsables sur une présomption de fraude.
La création impérative d'une base de connaissance unique
Pour
réaliser les opérations nécessaires, comme celles indiquées ci-avant,
il est nécessaire de réconcilier toutes les données de toutes les
origines internes (comptabilité, GRC, commandes, produits, etc.) et
externes (INSEE...) dans un datawarehouse et d'ajouter des scores
calculés quotidiennement au sein du datamart. « De ce fait, il y a un
système unique à interroger » explique Cyprien Rouits. Il ajoute : « il
faut pouvoir répondre à toutes sortes de questions comme le nombre de
commandes de telle collection sur tel profil de client ayant eu tel
comportement sur le site web. » La mise en oeuvre d'une telle solution
implique de disposer en interne d'un spécialiste du traitement des
données, capable de parler autant aux informaticiens qu'aux responsables
métier. « Il faut la bonne donnée, à la bonne granularité et au bon
moment » insiste Cyprien Rouits.
Techniquement, le datawarehouse,
le datamart et les rapports standards reposent sur les solutions
fournies par l'éditeur Coheris. L'interrogation manuelle de l'hypercube
du datamart, pour des études spécifiques, par contre, est réalisée sous
Excel à l'aide de classiques tableaux croisés dynamiques.
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